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Historique de l’église

L’église  Saint Martin de Marcolès est l’ancienne chapelle du Prieuré bénédictin dépendant de l’abbaye Saint Géraud d’Aurillac. Edifice gothique du XVe siècle, elle comprenait à l’origine une nef comprise entre un clocher situé au couchant et une tour de défense édifiée au Levant. 

En 1656, le clocher menaçant ruine, fut reconstruit sur la tour de défense. Au début de la Révolution il fut démoli car il ne devait pas dépasser le toit de l’édifice devenu temple de la raison. Il sera reconstruit en 1801.

A la fin du  XIXe siecle, au moment du transfert du cimetière à son emplacement actuel, l’église est à nouveau remaniée, la nef est prolongée et l’on construit le portail actuel.Le baptistère est érigé avec des panneaux sculptés par Cantournet, ébéniste à Aurillac.

L’église est consacrée par Monseigneur Lamouroux, durant le pastorat de Jean Gauzentes, le 14 octobre 1902.

Les dimensions imposantes de la nef montrent l’importance de Marcolès à la fin du Moyen-Age.

Les 8 chapelles qui entourent la nef ont été fondées à partir de 1442 par des bienfaiteurs de Marcolès pour y avoir droit de banc et de sépulture et pour que l’on y dise des messes pour le repos de leurs âmes. Initialement accolées, elles ont été incluses sous la toiture du bâtiment principal  probablement au XIXe siècle.

L’ameublement intérieur est de style baroque des XVIIe et XVIIIe siècles ; il est particulièrement beau. Il a été pour la plus grande partie offert par les familles de Marcolès.

LES RELIQUES DE SAINT MARTIN DE TOURS

Historique de l'église photoprojet7760Combien de français ignorent ce fait ? Ils seraient bien étonnés, si on leur disait que les Restes vénérables du Saint le plus populaire de France sont conservés en grande partie non à Tours mais dans une petite cité médiévale du département du Cantal : MARCOLES !
En effet, lors de travaux de remise en état du maître hôtel de l’église Saint-Martin de Marcolès, le 4 juillet 1667, le curé Pierre Cortez découvre des ossements cachés dans une statue reliquaire représentant Saint Martin, entourés de deux bandes de parchemin où il est écrit en lettre gothique « Hae sunt reliquiae beati Martini » c’est à dire « Ce sont les reliques de Saint-Martin ».
Quand et comment sont-elles arrivées jusque là ? Une des hypothèses est le transfert de monastère en monastère des reliques après l’ouverture de son tombeau en 1323 pour être exposées à la vénération du public. La consécration de l’église de Marcolès correspondait à leur venue.
Une grande enquête canonique a eu lieu bien après cette fabuleuse découverte. Le 30 octobre 1842, l’évêque de Saint-Flour, Monseigneur de Marguerye, fait paraître une ordonnance relative à la Translation des Reliques Saint-Martin, patron de la paroisse de Marcolès. Monseigneur de Marguerye renferma dans la châsse les reliques de Saint-Martin ainsi que trois petits reliquaires. Le premier contenait, avec l’authentique signé de Mgr Charles de Noailles, évêque de Saint-Flour, une parcelle de la vraie Croix de N.S. Le second avait une portion considérable de la machoire inférieure de Saint Blaise, évêque et martyr, avec son authentique signé du même évêque. Le troisième reliquaire, offert par Mgr de Marguerye à l’église de Marcolès, contenait des parcelles d’un voile ayant enveloppé la tête de Saint-Pierre, prince des apôtres, des ossements de Saint Ferréol, martyr, et de Saint Géraud, Comte d’Aurillac.
Le reliquaire fut ouvert à plusieurs reprises pour des dons d’une partie des reliques au XIXe siècle pour les églises de Tours, Amiens, Cahors et l’abbaye de Ligugé.

Voici la liste des reliques découvertes à Marcolès (extrait du rapport de l’abbé A. Jarrige) :
- 2 humérus, os des bras, manquant tous deux de leurs apophyses inférieures et supérieures
- 1 tibia presque entier (os de la jambe), manquant seulement de son apophyse supérieure,
- la moitié supérieur d’un péroné (petit os de la jambe),
- 1 rotule (petit os rond du genou),
- 1 os du métatarse (os du pied),
- la partie supérieur d’un cubitus (os de l’avant-bras), de la longueur d’à peu près six pouces ou d’un demi-pied,
- plusieurs petits fragments d’os détachés

La paroisse de Marcolès possède donc avec Tours l’honneur de posséder la plus grande partie des Reliques de Saint-Martin, l’un des Grands Saints de France. Marcolès deviendra un grand lieu de pèlerinage, les fidèles promenaient la statue de Saint-Martin lors de procession. Monseigneur Marguerye a obtenu du Pape Grégoire XVI, deux Indults apostoliques en faveur de la paroisse de Marcolès. Deux grandes fêtes permettaient de vénérer les reliques :
- le 4 juillet lors de la Translation des Reliques de Saint-Martin,

- le 11 novembre, jour de la fête du Saint.
 En 2017, Marcolès fêtera donc le 350e anniversaire de la découverte des reliques de Saint-Martin. Nul sans doute que de grandes festivités seront organisées par la paroisse à cette occasion afin de permettre de mieux faire connaître et aimer ce saint si illustre.
NB : On retrouve au portail bas, la croix de Saint-Martin, la fontaine Saint-Martin et sur le mur d’une maison, un petit dessin sculpté dans la pierre, représentant un âne, certainement en rapport avec la légende de Saint-Martin, patron des ânes. A l’époque, les petits enfants atteints d’infirmité étaient portés à la fontaine pour tremper leurs jambes dans l’eau en espoir d’une guérison. On relève dans les cahiers du curé de Marcolès de nombreux témoignages de guérisons datants du XVIIe siècles.
L’abbé A. Jarrige, ancien curé de Marcolès, sur la demande de l’évêque de Saint-Flour de l’époque, Monseigneur François Marty (qui deviendra Cardinal Archevêque de Paris), a établit un compte-rendu précis, remis à son évêque le 15 juin 1955. Un texte passionnant racontant l’histoire des reliques et des relations entretenues entre Marcolès et Tours.  




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